St Herblain,
présente les caractéristiques d’une commune de périphérie : des extensions
urbaines sans commerces de proximité, séparation des activités et de l’habitat
par grandes zones, coupures des voies rapides.
Beaucoup de
déplacements sont trop longs pour être faits à pied. Chacun des quartiers
constituant St Herblain dispose d’une large gamme d’équipements et les liaisons
intra-quartier et inter-quartiers sont bien à l’échelle du vélo, dont l’usage
est pourtant limité.
Seuls 3,5% des Herblinois (enquête Compas en 2004) déclarent utiliser un vélo tous les jours, 4,5% 2 à 6 fois par semaine, soit 8% qui ont une pratique « quotidienne » (à distinguer des usages plus épisodiques, loisir ou sportif du dimanche matin, qui concerneraient plus de 28% des Herblinois).
Et
pourtant 19% des Herblinois se déclarent prêts à prendre un vélo pour leurs
déplacements. Il y avait donc déjà en 2004 une marge de progression importante,
qui n’a dû que croître fortement depuis, étant donné l’augmentation du prix du
carburant automobile.
Réseau :
Le maillage
cyclable est insuffisant, en particulier du fait du manque de liaisons directes entre quartiers
séparés par une voie rapide.
Les sens uniques
sont sans contre sens cyclable, de sorte que les cyclistes doivent faire des
détours importants, qui sont pénalisants (exemple dans le bourg : rue des
Calvaires, dans les quartiers Nord :avenue des Grands Bois, près de
l’école,….).
Les espaces verts
sont adaptés au vélo enfant, mais
permettent peu de déplacements continus inter-quartiers. Des évolutions
récentes montrent une prise en compte du problème (quartier Médiathèque et Zénith),
mais la réalisation n’est pas toujours satisfaisante et reste très localisée.
Les
« continuités » cyclables ne sont pas continues : route de
Vannes, Av des Naudières, Bd De Gaulle.
Infrastructure :
Nombreuses bandes
cyclables très inférieures à la largeur recommandée (1,5 m ), bien que l’on
soit dans des emprises larges (exemple pour le Boulevard Mitterrand réhabilité
(bandes passées de 1,5 m à 1,15 ou 1,3 m) et à proximité de la médiathèque dans
le quartier du Tillay avec des bandes ciment très étroites, dangereuses
localement.
Par contre, c’est
correct le long du tram, à l’Ouest de la station Tertre.
Les axes vélos
existants (Marcel Paul, tram, Bd de Gaulle, Tertre, etc…) en bordure de voiries
à forte fréquentation autos débouchent sur des ronds points où seuls les
cyclistes aguerris se risquent. Le franchissement du périphérique avec ses
rond-points d’entrée-sortie est dangereux .
Pas de signalétique
spécifique pour les itinéraires vélo.
Equipements :
Peu d’appuis vélos.
Les logements collectifs et lieux de travail sont généralement sans infrastructure
d’accueil. Quand un équipement est réalisé ou réhabilité, il n’y a pas toujours
d’équipements d’accueil vélo sécurisé pour le personnel et les usagers.
Développement de
circuits optimisés et utiles
permettant les déplacements professionnels et nécessaires à la vie
courante :
Une sorte de réseau « doux » est à créer, à implanter dans des espaces peu circulés, avec des raccordements sur les rues adjacentes :
·
Axe
dans le Cours Hermeland, entre Loire à Vélo au Sud, route de Vannes au Nord
·
Vallée
de la Chézine, forêt urbaine
Le réseau vélo est à compléter par des passages piétons / vélos intermédiaires entre les « portes » du périphérique et grands carrefours, pour « réunifier » St Herblain,. On peut penser, en particulier pour la partie Sud à :
·
Bellevue
– Solvardière par Chemin de la Rabotière jusqu’à rue St Servan
·
Passerelle
à réaliser de Preux vers Atlantis Brico Dépôt, axe Est Ouest Atlantis
·
Liaison
Orvasserie – Bois-Jo (allée Marnier), via le passage inférieur existant ou une
passerelle à créer
·
Passerelle
Preux – Tillay
Généralisation des double sens
cyclables, en cas de sens unique, comme
cela se fait dans un nombre croissant de villes.
Inventaire à
faire de besoins et points particuliers. Exemples :
·
Autour
des collèges et lycées : ainsi liaison Bourg (et son collège) – Pelousière,
rue du Launay et/ou rue R.Schuman ; Gutenberg et Angevinière vers Sillon ; tous établissements scolaires (Hérault, lycée
Carcouët, Saint Dominique, Joli Mai, Grands Bois, Renan, Cordorcet, …)
·
Gare :
négocier un nouvel accès vélo à partir de l’allée de la Bourgonnière, à travers
les garages « Résidence de la Bourgonnière », pour raccourcir l’accès piéton / vélo.
·
Desserte
des équipements publics et sportifs (stades, gymnases,…) et des lieux à forte
fréquentation (écoles, centres commerciaux,…)
Atlantis, au centre de St Herblain est une zone de
« non-droit » vélo. C’est cependant pour certains habitants à
proximité un lieu d’approvisionnement
fréquent :
Il convient aussi
d’améliorer la sécurité du réseau existant :
Beaucoup
d’aménagements vélos peuvent aussi avoir d’autres usages : poussettes,
fauteuils d’handicapés, rollers, personnes âgées, …tant que la fréquentation
est limitée.
Mise en place
d’appuis vélos ou de garde corps pouvant permettre d’appuyer les vélos devant
les lieux à forte fréquentation : postes, boulangeries, cabinets médicaux,
banques, services publics, pharmacies, supérettes, CSC, écoles, etc.. .
Meilleur emplacement : face à la vitrine, ou à l’entrée, ou visible depuis
l’intérieur, permettant la surveillance et évitant de mettre un antivol si
l’arrêt est court.
Locaux pour les
vélos, au travail, armoires vêtements, locaux pour se changer. Les équipements
municipaux pourraient montrer l’exemple.
Locaux pour les
vélos dans l’habitat collectif (prévu au PLU, mais avec quelles exigences de
facilité d’accès, de sécurité ?). Quelle priorité dans les
réhabilitations ?
Boxs individuels
cadenassables près de stations tram, de la gare, pour favoriser
l’intermodalité, ou près de logements collectifs non équipés.
Affectation de 10%
des crédits voirie au vélo, pour échapper aux solutions à
« l’économie » qui n’incitent pas à prendre le vélo, comme le
marquage à la peinture de bandes cyclables insuffisantes, parce qu’on n’a pas
voulu repousser les bordures ou créer un nouvel itinéraire, l’absence d’appuis
vélos, les discontinuités d’itinéraires, l’absence d’axes spécifiques, etc…..
Ce pourcentage pourra être réduit quand les programmes lourds cyclables et les
rattrapages d’aménagement seront achevés.
Développement,
évaluation régulière des plans de Déplacements en Entreprise en mettant l’accent sur les grands
équipements (Mairie, hôpitaux, polycliniques, etc…), en veillant à la qualité
des itinéraires qui les desservent.
Nomination d’un monsieur
« Vélo », qui introduit la préoccupation deux roues dans les
projets (équipements, espaces publics et voiries), qui coordonne l’application
d’un plan vélo, en relation avec Nantes Métropole, qui développe de nouvelles
politiques.
Prise en compte de
la dimension « Aménagement cyclable » dans les projets
d’aménagement urbain dès leur conception.
La réticence au déplacement
cycliste est liée à des présupposés (sécurité, difficulté,
« standing », etc…) qui n’ont pas cours dans d’autres pays pourtant
pas mieux adaptés au vélo. Verra-t’on les élus montrer l’exemple et
ainsi devenir exigeants sur la qualité des aménagements ?
Des politiques
d’appui, comme :
Lutte
contre le vol, appui au marquage des vélos et à la restitution des vélos
volés.
Actions
pour développer le vélo dans les établissements scolaires, y compris du
secondaire, pour l’accès et le stationnement. Mise en place de circuits Vélobus
vers les écoles pour les urbanisations isolées, les Ecarts.
Apprentissage
du vélo pour les adultes
qui ne savent pas en faire (existe en Région Parisienne). Peut concerner des
publics variés, à faible revenu, d’origine étrangère, etc…
Extension
du système de vélo en libre service prévu au centre nantais, en
commençant par les quartiers proches de Nantes (Beauséjour, Bellevue), les
quartiers où un certain équilibre emploi habitat garantit une bonne rotation du
matériel.
Mise
en place d’un système de location vélo moyenne durée, complémentaire du VLS (cf
exemple d’Angers, ou à Nantes Vélocampus, qui ne touche que les étudiants).