Dépêches de l'année 2010 :
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les dépêches
PLD: Vélocité s'associe aux riverains du Bd Renouvier
Le Plan Local de Déplacements (PLD) de Montpellier,
c'est-à-dire le nouveau plan de circulation, provoque de
nombreuses réactions. La mairie en a présenté les
idées principales lors du Printemps de la Démocratie (que
d'aucuns appellent «la démocratie
printanière», il s'agit d'une série de rencontres
avec la population), avec un schéma général sans
information détaillé, et la promesse que le détail
du projet sera discuté localement dans chaque quartier.
Globalement, il s'agit de mettre à double sens les boulevards de
ceinture autour de l'Écusson et d'y prévoir des pistes
cyclables, tandis que le Bd du Jeu de Paume serait quasiment
piétonnisé (pour la ligne 4 du tram? pour une gallerie
commerciale concédée à Alain Manoukian? rien n'est
très clair pour l'instant), et que le trafic est censé se
reporter sur la grande ceinture (Voie Domitienne) et sur l'A9 actuelle
(car la mairie soutient le doublement de l'autoroute).
Vélocité a d'ailleurs rencontré la mairie à
ce sujet, et a estimé que les objectifs de réduction de
la circulation en ville et de passage à double sens
étaient assez positifs.
Seulement voilà: en réalité les travaux
débutent sans la moindre discussion locale, et selon un plan
parfois différent de ce qui était annoncé. Les
riverains du Bd Renouvier (entre la place Salengro et le rond-point du
8 mai 1945) ont ainsi eu la surprise de voir les ouvriers de la mairie
couper des arbres et leur annoncer la création d'une 3e voie de
circulation, ce qui supprime la bande cyclable actuelle.
La mairie semble avoir retrouvé ses réflexes de "Fort
Chabrol" (d'après l'expression d'un ancien maire de
Montpellier). Alors que les riverains bloquaient physiquement les
travaux, la mairie leur a expliqué qu'elle était ouverte
à la discussion... s'ils cessaient leur blocage
(c'est-à-dire une fois que tout est devenu définitif), et
les plans ne leur ont été communiqués, sous une
pression inédite des riverains, qu'avec la promesse de ne pas
les divulguer (ce qui est étonnant, s'agissant de plans
d'aménagement public adoptés par le Conseil Municipal!).
L'argument est qu'il faut ajouter des 3e voies à chaque
intersection pour les "tourne-à-gauche". Mais outre que cela met
la piste cyclable en pointillés, l'utilité est parfois
difficilement justifiable: en particulier l'intersection Bd Renouvier /
rue Adam de Craponne (place Bouschet de Bernard, bar des Lilas): on
voit mal qui, venant du rond-point du 8 mai par le Bd Renouvier,
voudrait à tout prix tourner à gauche vers l'Av de la
Liberté comme l'explique la mairie, alors que l'Av de la
liberté peut être prise bien plus directement sur la place
du 8 mai, ou pour rejoindre les bureaux de Groupama, qui sont
plutôt desservis par la rue précédente et qui
pourraient l'être également directement par l'Av de la
Liberté.
À noter que les aménagements cyclables semblent prendre
généralement la forme de bandes étroites
séparées par une bordure en béton, comme
actuellement le long du marché de la place Salengro, ce qui
n'est pas forcément idéal pour les cyclistes rapides: le
moindre écart expose à une chute grave.
Le vendredi 2 juillet, un collectif d'associations, de riverains, et de
partis politiques (NPA et Verts), ont constaté que la
concertation s'était arrêtée en queue de poisson et
que la mairie refusait de dévoiler ses plans
d'aménagements, et a adopté un communiqué (que
Vélocité a également adopté) qui demande:
- une vraie concertation dans les quartiers
- la communication des plans détaillés
- un moratoire sur les travaux dans l'attente de la concertation
Et le samedi 3 juillet, les riverains ont manifesté à
vélo (avec quelques membres de Vélocité), il y
avait une centaine de personnes et le sujet est passé au
téléjournal du soir de France 3. Le mot d'ordre
était «NON à la 3e voie, OUI aux
vélos».
Les prochains axes concernés semblent être les boulevards
Berthelot et Vieussens, avec le même type de débats.
Là aussi, la mairie annonce maintenant que la bande cyclable
sera supprimée en plusieurs endroits. De quoi
réévaluer sérieusement la bonne volonté de
la mairie, qui par ailleurs ne semble toujours pas s'orienter dans le
mouvement des «zones 30» qui se généralisent
un peu partout en France.
Un collectif d'association du nord de l'Agglo s'implique dans le PDU
Le Plan de Déplacement Urbain est un document
important, obligatoire dans les agglomérations de plus de
100.000 habitants depuis la Loi sur l'Air de 1996, qui doit indiquer
comment l'agglomération va réduire le trafic automobile
et favoriser les moyens de transports propres et économes (dont
la marche et le vélo). Les Plans Locaux d'Urbanisme (PLU)
doivent ensuite respecter le PDU. Le PDU est élaboré pour
une durée de 10 ans.
Constatant le manque de concertation, un collectif d'associations du
nord-est de l'agglomération de Montpellier (Castelnau, Jacou,
Clapiers, Montferrier) s'est créé pour intervenir plus
efficacement dans le débat à travers une réflexion
approfondie. Vélocité Languedoc s'est associée
à ce collectif.
Cliquez ici pour
télécharger les observations et propositions de ce
collectif.
Rappels sur l'historique du PDU:
À Montpellier, le premier PDU a été adopté
très en retard, en 2003 alors qu'il était obligatoire
dès 1998, après un simulacre de concertation, et il
s'agissait d'une coquille vide se contentant de rappeler la
construction de lignes de tramway. Plus étonnant, il
prévoyait une forte hausse du trafic automobile (+27% sur 10
ans), alors que la loi lui demande de prévoir une baisse. Pour
ce qui concerne le vélo, il n'y avait que deux
éléments, et même pas élaborés par
l'Agglo: le plan des pistes cyclables de la commune de Montpellier, et
le réseau cyclable du département de l'Hérault.
Pour ce qui concerne les piétons, il n'y avait absolument rien.
Voir aussi la page
du Collectif Tramway sur le rapport de l'enquête publique du PDU
en 2003 et une page de
Vélocité Languedoc sur une réunion de
«concertation» en octobre 1999.
Ce PDU a été immédiatement attaqué au
Tribunal Administratif par l'association ADTC-34, qui lui reprochait
surtout son absence d'ambition, et le fait qu'il incluait une ligne
n°2 de tramway coûteuse et inefficace zigzaguant le long du
Lez. Cette action a abouti en 2007 à l'annulation du PDU,
pour insuffisance de l'enquête publique (absence d'indications
sur le plan de financement du réseau du tramway). Cliquer ici pour
télécharger le jugement.
Vélocité transmet à la mairie une liste d'équipements cyclables souhaités
Au cours du mois d'avril 2010, Vélocité
Languedoc a rencontré la mairie de Montpellier, dont Mme
Blanpied, l'élue en charge des pistes cyclables.
Suite à cette rencontre, un document a été
préparé et transmis à Mme Blanpied, pour
résumer nos demandes.
Cliquez
ici pour télécharger le document (PDF, 4 pages, 96
ko).