Dépêches de l'année 2006 :
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les dépêches
Vélorution de la rentrée: 200 vélos le long du tram L2
Le vélorution du 7 octobre 2006 a rencontré
un beau succès. Plusieurs éléments y ont sans
doute contribué:
- préparation suffisamment précoce (et donc
information donnée à la foire aux assos, parcours bien
prévu, tract adapté,...)
- bonne concertation entre Vélocité et les
étudiants de "La vélorution", chacun rameutant dans son
réseau
- une saison qui s'y prête, après l'été
et au retour des étudiants
- un temps agréable
Il devait y avoir environ 200 vélos (chiffre annoncé par
France 3), ce
fut donc l'une des plus grosses manifs à vélo jamais
organisées à
Montpellier. C'est un signe, parmi tant d'autres, de la croissance
persistante du nombre de cyclistes urbains, et de la croissance du
nombre de personnes qui souhaiteraient pouvoir se déplacer
à vélo.
L'affaire a également intéressé les journalistes:
France 3 a fait un reportage de presque 2 minutes au JT régional
du samedi 7 octobre (2 minutes, c'est énorme) et en a
reparlé le lendemain, Midi-Libre a fait un article, du coup
même la Gazette a dû se fendre d'un entrefilet.
Quelques images du reportage que France 3 a fait de nous:

La vélorution est en route!
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En sortant du tunnel du Corum
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Le président de Vélocité explique le
pourquoi des aménagements cyclables
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C'est le soulèvement des vélos!
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Et voici le tract que nous avions distribué pour l'occasion:
Vélorution à Castelnau-le-Lez: Vélocité à l'assaut des banlieues pavillonnaires!
Comme les autres mois, une vélorution a eu lieu. Cependant
celle-ci comportait quelques nouveautés:
- l'organisation était signée Vélocité,
les organisateurs habituels, des étudiants, étant en
préparation d'examens (certains d'entre eux quitteront
d'ailleurs Montpellier et parfois la France à la rentrée
prochaine), ils n'ont même pas pu venir.
- au lieu du 1er samedi, nous avons choisi le 2e (le 1er samedi est
monopolisé médiatiquement par la Gay-Pride locale de
Montpellier)
- et surtout, nous avons quitté Montpellier pour parcourir
Castelnau-le-Lez, village pavillonnaire qui jouxte Montpellier.
Nous étions soutenus par l'association "les
Chemins de Castelnau".
Les questions se posant à Castelnau sont classiques: commune
développée exclusivement autour de la voiture. Un
association (les Chemins de Castelnau) s'est
mobilisée pour demander que soit intégrée au PLU
une véritable orientation en faveur de déplacements
"doux" et l'a obtenu. Un bureau
d'étude (Altermodal) a été mandaté pour
plancher sur le sujet. Les
techniciens de la ville ont visiblement évolué dans leur
réflexion. Gageons que l'arbitrage final du conseil municipal
sur ce dossier sera favorable au vélo et aux piétons:
l'époque a bien changé depuis le temps où
Jean-Pierre Grand, aujourd'hui maire de Castelnau, était un
collaborateur de Georges Pompidou qui est resté le symbole
même de l'adaptation de la ville à la voiture.
Le rassemblement s'est fait au marché, devant la mairie,
à 10h30. Le maire était également là mais
ne nous a pas salué, tandis que Mme Verdeilhan (opposition, PS)
apportait son soutien (pré-électoral?). Manifestants plus
calmes et moins
excentriques que d'habitude, pour une double boucle dans la commune qui
s'est également révélée très
tranquille: nous étions donc en phase avec la population
de la commune...
Clairement, les cyclistes sont rares à Castelnau, mais
peut-être pas autant qu'à Béziers: autre terre de
mission, plus lointaine, où nous nous sommes rendus en train le
21 juin, à l'invitation d'un adhérent local qui semble
être l'unique cycliste ou presque de la ville, pour une petite
visite de la ville avec l'oeil du cycliste urbain, et pour une balade
le long du canal du Midi et jusqu'à l'Oppidum d'Ensérune.
Qui dira que nous sommes uniquement à Montpellier? Nous allons
partout même aux endroits les moins favorables aux vélos!
Mini-reportage photo (cliquez sur les photos pour les agrandir) :

En partant du marché (on va ici traverser la route
Montpellier-Jacou)
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sur le chemin qui longe de Lez
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Petite pause au niveau du parc au bord du Lez (devant la
clinique)
Son éternel projet de passerelle pietonne et
cycliste pour rejoindre Montpellier. et un projet d'agrandissement de
la clinique du Parc, qui va jeter 500 voitures de plus chaque jour dans
les rues étroites du vieux Castelnau.
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Autopont Loubat et autres inaugurations
Montpellier continue sa transformation en autoroute, sous le
prétexte plutôt contradictoire de la construction du
tramway.
Ce samedi 25 mars 2006, les élus (G.Frêche, H.Mandroux et
les autres) inauguraient de grands travaux routiers:
- d'abord à 9h30, le pont de Sète (entre la gare SNCF et
la gare de marchandises), avec ses 4 voies refaites à neuf.
(bientôt ici une photo montrant un trottoir tellement
étroit qu'aucun piéton ne peut y passer sans descendre de
la chaussée)
- mais surtout, plus emblèmatique, à 11h avait lieu
l'inauguration du "viaduc Loubat". Il s'agit d'un autopont à une
voie, interdits aux vélos et aux poids lourds, qui part de
l'allée de la Citadelle (derrière l'esplanade et le
Corum) et arrive à l'avenue de Nîmes en enjambant le
carrefour du Corum. On ne sait trop si le rôle principal de cet
ouvrage chiffré à un prix de 5 à 39 MEuros (selon
les divers documents de l'agglo de Montpellier) est d'abord d'augmenter
le trafic sur le Jeu de Paume et dans le tunnel de la Comédie,
ou plutôt de raccourcir le trajet de l'ancien maire lorsqu'il
rejoint son domicile de l'Aiguelongue dans son célèbre
4x4.
Cet autopont nous restant en travers de la gorge, nous l'avons fait
savoir, et ironiquement nous suggérions sa transformation en
piste cyclable bidirectionnelle (la plus chère du monde... quel
beau record!). Ce que le quotidien gratuit "Montpellier-Plus" du
vendredi s'est fait un plaisir de reprendre:
Dans notre esprit, il était clair qu'il
ne pouvait s'agir que d'une boutade rigolarde.
Quelle surprise de voir les élus (G.Frêche, L.Pouget)
répondre comme s'il s'agissait d'une proposition très
sérieuse!
Et une chose est sure: lors de l'inauguration, les gros bras
étaient là pour nous signifier que nous n'étions
pas les bienvenus; même si notre président a
néanmoins réussi à se glisser dans le
cortège et à distribuer quelques tracts sur l'autopont,
à l'audience des discours officiels.
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Néanmoins, même exclus de la cérémonie
officielle, notre banderolle géante et réalisée
avec le plus grand soin a été parfaitement visible pour
ceux, élus, journalistes, ou courtisans, qui étaient sur
l'autopont. Ce n'est pas une exagération de dire que nous avons
ainsi quelque peu "saboté" l'inauguration de cet autopont,
étrangement baptisé du nom de l'ingérieur Alphonse
Loubat, qui n'a jamais construit d'autoponts mais a inventé le
rail de tramway aux alentours de 1850.
Le Midi-Libre du dimanche a bien
entendu publié une photo de notre banderolle, dans sa demie-page
consacrée à ces inaugurations:
Bref, une action plutôt amusante et qui aura peut-être eu
l'occasion de semer le doute dans quelques esprits sur
l'intérêt de poursuivre, en 2006, la politique du
"tout-voiture".
Que faire contre le stationnement dangereux?
Difficile de parler d'un "scoop", mais voilà: à
Montpellier, il y a des voitures garées n'importe où, en
toute impunité tant qu'il ne s'agit pas des zones et des heures
de stationnement payant. La situation est grave pour les
piétons: avec une poussette on passe souvent difficilement sur
les trottoirs de la ville, tandis qu'avec un fauteuil roulant tout
déplacement est pour ainsi dire interdit. Elle est
également grave pour les cyclistes, car des pistes cyclables
plus ou moins "protégées" comme celle de l'avenue de la
Pompignane se transforment en culs-de-sac dont il est difficile de se
dégager lorsqu'une voiture se gare dessus.
Cette situation n'est pas nouvelle, cela fait des années que
nous la regrettons, mais elle va en s'aggravant. Elle n'est pas non
plus propre à Montpellier, en effet à Marseille c'est
pire. Sauf qu'à Marseille, cela semble devoir s'améliorer
grâce aux efforts de la mairie. Et que de nombreuses villes ont
pris les devants pour faire respecter les trottoirs et les pistes
cyclables, par exemple Nantes pour parler d'une ville à peine
plus grande que Montpellier.
La solution? Elle est sans doute complexe, mais nous pouvons la
décrire en partie. Principalement la mairie pourrait,
après 15 jours de communication tout azimut, retirer les
voitures en infraction grâce à un service efficace de
fourrière municipale. Les polices nationale et municipale, ainsi
que les agents du stationnement, pourraient appliquer les sanctions
efficacement. D'ailleurs, qui sait, on parle d'une fourrière qui
reprendrait du service à Montpellier à partir du mois de
mars,...
Bien sûr, la répression n'est la seule mesure à
prendre, des actions à plus long terme doivent la
complèter. L'amélioration du réseau de bus et la
sécurisation de la circulation à vélo
réduiraient le besoin d'utiliser la voiture. Des bus plus
tardifs éviteraient aux étudiants de devoir prendre une
voiture pour sortir le soir. La création d'un service
d'autopartage (abonnement de mise à disposition d'une voiture
facturée au kilomètre et à l'heure)
éviterait à bien des citadins d'acheter une voiture
personnelle. La création généralisée de
parkings à vélo dans les immeubles éviterait
à certains d'utiliser la voiture juste parce qu'ils ne peuvent
pas garer un vélo (situation fréquente dans les quartiers
construits sous Frêche, comme Port-Marianne), et de même
à la gare SNCF où le manque de parking vélo est
ahurissant.
Fort bien, cependant cela fait des années que rien n'arrive. Du
coup, bien des citoyens réfléchissent à des
actions individuelles. De la plus simple à la plus farfelue,
toutes les idées ont été évoquées:
- déplacer les voitures et les mettre sur la
chaussée: oui mais c'est lourd, on a rarement un cric rouleur
sur soi.
- mettre un petit mot sous l'essuie-glace: oui mais c'est fort
peu dissuasif.
- coller des autocollants plus ou moins difficiles à
retirer: déjà fait, sans guère de
conséquences.
- déplacer ou renverser des poubelles pour obliger la
police à agir: a semblé efficace dans certains cas.
Notre association rencontre fréquemment des suggestions beaucoup
plus agressives, allant de la torsion des balais d'essuie-glace
à la rayure des peintures métallisées, et
même le retournement sur le toit des voitures mal garées!
Nous comprenons et même partageons certes l'exaspération
légitime qui est à l'origine de ces suggestions, et
pouvons admettre que la vie d'un enfant a plus de valeur que la
peinture d'une voiture, mais nous refusons strictement ce type de
méthodes, et ceci pour plusieurs raisons:
1) pour notre image dans la société: comment
ensuite défendre l'idée que le vélo
représente la convivialité? Si la police doit
protéger les voitures contre les cyclistes en colère,
elle n'appellera sans doute pas la fourrière.
2) pour la sécurité de tous: le terrain de
l'agression physique et dangereux pour nous tous qui sommes fragiles.
3) pour la sécurité individuelle, car dans cette
ville bien des gens sont violents et on n'aura rien gagné le
jour où un cycliste aura rencontré un automobiliste
agressif et armé.
4) enfin, pour des questions légales, la loi punissant
plus gravement la dégradation légère d'un bien
privé que la mise en danger à cause d'un stationnement
gênant. On sait qu'un couple de personnes âgées a un
jour été condamné pour avoir rayé des
peintures de voitures mal garées. Que l'on trouve leur acte
légitime ou non, il est interdit et sanctionné par les
tribunaux, qui ne sont guère susceptibles d'approuver ce
comportement.