retour à l'accueil du site VéloCITÉ Sommaire VéloCITÉ infos n° 8, janvier 2004  

Courrier des lecteurs

Nous publions aujourd’hui des extraits de la lettre de M.Thierry GALAT, qui réagit aux articles parus dans VéloCITÉ infos n°7 (mai 2003) à propos du port du casque à vélo.

« Je souhaite par la présente vous faire part de ma stupéfaction à la lecture du n°7 de VéloCITÉ infos (…). Les arguments développés dans ces articles sont pour le moins sujet à caution (…)

Ainsi, si la majorité des accidents touchent les membres, la minorité (qui atteint ¼) touchent le crâne. Quand on connaît les séquelles possibles de ces 1 sur 4, le chiffre prend une autre dimension.

Il faut également replacer dans la réalité les 8% de cyclistes victimes de traumatismes crâniens = pour quelle proportion de pratiquants ? 8 % de cyclistes parmi les traumatisés crâniens, c’est énorme par rapport au nombre de cyclistes.

D’autre part, à l’argument selon lequel le casque ferait diminuer la pratique du vélo, on pourrait répondre que la paresse, l’égocentrisme, la bêtise et bien d’autres facteurs le font ! (…)

Encore meilleur est l’argument sur le sentiment de sécurité généré par le casque . Créons de l’insécurité, ainsi les cyclistes feront attention = cet argument plaide pour l’arrêt de tous les aménagements destinés à améliorer la sécurité… puisqu’ils génèrent de l’insécurité.

Enfin, lorsqu’est cité le pourcentage de baisse des victimes de traumatismes crâniens dans les pays qui font obligation au port du casque, sont-ce 20 ou 30 % ? Une étude sérieuse devrait être en mesure de situer un chiffre plus précis, elle serait plus crédible ! Et une réduction de près d’un traumatisme sur 3 ne constitue pas une baisse marginale quand on connaît les séquelles possibles .

Je ne me reconnais nullement dans ces articles et je pense qu’il serait plutôt du rôle de l’association de recommander port du casque et prudence (…). »

Réponse de  VéloCITÉ : La contestations des chiffres par les uns ou les autres montre, qu’à l’heure actuelle, il n’est pas possible de conclure le débat de façon catégorique. Dans ces conditions, la position de VéloCITÉ, et de la FUBicy (notre fédération nationale) , est que si le casque peut être recommandé (il apporte forcément un plus au niveau sécurité), il n’est pas question de le rendre obligatoire. Plutôt que d’agir (uniquement) sur les conséquences de l’accident, il nous faut agir sur ces causes. Nos voisins comme les Pays-Bas, le Danemark ou l’Allemagne l’on bien compris en soignant leurs infrastructures plutôt qu’en imposant un casque aux cyclistes. Nous comptons également sur la prévention ; notre action du 15 novembre dernier sur les conditions de dépassement des cyclistes par les automobiles au centre ville de MONTBÉLIARD va dans ce sens.

Thierry PONCIN

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