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VéloCITÉ infos n° 7, mai 2003
vélolex Rubrique juridique du vélo par Claude MAETZ, Professeur de droit à l’Université de Franche-Comté, Membre du Comité de VéloCITÉ.

 

Plaidoyer pour la liberté du port du casque

A l’heure où des propositions de loi sont déposées par certains de nos parlementaires, à l’instant ou l’Union Cycliste Internationale (U.C.I.) vient de rendre le port du casque OBLIGATOIRE pour les coureurs professionnels, une question particulièrement récurrente mérite d’être posée : Le casque est-il vraiment utile pour toutes les catégories de cyclistes ? En effet, les CYCLISTES URBAINS que nous sommes, utilisons tous le vélo comme « mode de déplacement ».

L’accidentologie et les risques encourus sont donc fondamentalement différents de ceux du VTT ou du cyclisme sportif sur route.

Il ne faut surtout pas oublier , que le vélo n’est pas seulement un sport, c’est également et avant tout. Un MOYEN DE TRANSPORT PRATIQUE, économique, sain, rapide en agglomération, silencieux, mais aussi peu encombrant et surtout NON POLLUANT. Prendre son vélo est un geste simple, naturel et citoyen, aussi il faut comprendre qu’aucun cycliste urbain n’a véritablement envie de s’encombrer d’un casque inconfortable et inesthétique sous lequel vous transpirez « à grosses gouttes » qui ne vous protège ni de la pluie , ni du froid et qui bien sûr vous prive des agréments du transport cycliste, à savoir, la douce sensation de liberté, la communion avec la nature, sans oublier le caractère particulièrement convivial de ce déplacement écologique.

La « spécificité des cyclistes urbains » doit donc rapidement être reconnue et le CHOIX doit être laissé à chacun de décider ou non du « port volontaire du casque », d’autant plus qu’aucune étude scientifique sérieuse ne donne de résultats pouvant justifier le port du casque obligatoire en ville.

Bien au contraire, de nombreux experts n’hésitent pas à affirmer que cette obligation légalisée et réprimée aurait plus d’effets négatifs que d’effets positifs, sans oublier les chiffres avancés par la très sérieuse D.S.C.R. (Direction de la Sécurité et Circulation Routière) qui nous apprend, que dans la majorité (près de 80%) des accidents de vélo, la tête du cycliste n’est pas touchée, et que surtout le risque d’être blessé dans un accident de la circulation rapporté en nombre de déplacements, est quasiment le même à pied ou à vélo ! Alors à quand le casque obligatoire pour les … piétons ?

À suivre...

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