Les cyclistes de l’association
(Vélocité) ont parcouru hier les rues
de Montbéliard pour inciter les automobilistes à garder leurs distances.
Les cyclistes
de
Vélocité dans les
rues de Montbéliard : gardez vos
distances...
Photo : Gérard HELIGON
Le code de la route est clair. Les automobilistes
désireux de doubler un cycliste sont priés de garder entre leur voiture
et le deux-roues une distance d’un mètre s’ils sont en ville, et de cinquante
centimètres de plus, soit 1,50 m, si la manuvre s’effectue
en dehors d’une agglomération.
Dans la réalité, les
choses sont beaucoup plus floues. Les malheureux cyclistes voient bien souvent
avec horreur voitures ou camions passer en trombe à quelques centimètres de
leur guidon.
La sécurité routière
est une priorité nationale. Les mesures de prévention et de répression prises
ces derniers mois ont produit des effets certains : il y a moins de morts
sur les routes de France.
«
C’est très bien, reconnaît
François Lachambre, le secrétaire de l’association Vélocité.
Mais on n’a pas l’impression que les choses se soient améliorées pour les
cyclistes ».
Un
« vrai-faux
panneau »
Alors, pour montrer aux automobilistes
qu’ils n’ont pas tous les droits, les adhérents de Vélocité ont parcouru
les rues de Montbéliard hier après-midi avec de «
vrais-faux panneaux » rappelant
les distances à respecter lorsque l’on double un deux-roues.
La Fubicy, Fédération
des usagers de la bicyclette) souhaiterait le voir au bord des voies particulièrement
étroites pour indiquer que le dépassement des cyclistes est interdit.
«
En ville, comme les rues ne sont
pas toujours assez larges, les automobilistes ont tendance à forcer le passage»,
déplore Français Lachambre.
« Quand on est sur
un vélo, on a deux solutions: en
prendre à son aise et le laisser derrière, ou bien serrer à droite et le laisser
passer avec le risque de heurter le trottoir avec la pédale ».
Montbéliard
a des tronçons de pistes cyclables entre le rond-point de Ludwigsburg et
le carrefour de la gendarmerie, un espace réservé sur la nouvelle avenue
Chabaud-Latour, des traits de peinture ici et là pour délimiter la circulation
des deux-roues. Mais de nombreux points noirs demeurent «
On a beaucoup
rétréci les rues à la Petite-Hollande »,
dit le secrétaire de Vélocité.
« La rue du Petit-Chênois a été rétrécie et les cyclistes jouent le
rôle ralentisseurs, ils ne sont pas toujours
pris en compte par les aménageurs... »
Les aménageurs, c’est-à-dire les élus, savent pourtant ce qu’est une bicyclette.
«
On les voit tous les ans au début du mois de juin pour la fête du vélo
».
Le problème, c’est que l’année
compte 364 autres jours.