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Sommaire AG 2002 | |
Le 10 juin, nous avons reporté les deux vélos à assistance électrique, DOLPHIN, et le vélo couché à Mathias WEGMANN qui nous les avait aimablement prêtés pour l’exposition de la fête du vélo. Mathias est un citoyen de la ville de Bâle qui a implanté une petite entreprise de construction et de location de bateaux mus par l’énergie solaire, SOLARTIS, à Besançon.
C’est un homme attachant et chaleureux. Nous lui racontons que nous avons fait essayer les vélos à assistance électrique à Pierre MAURY, Maire de Sainte-Suzanne, vice-président de la CAPM ainsi qu’à Marc TRINQUÉ de I ‘Agence d ‘Urbanisme. Nous lui disons notre suggestion que la CAPM et les communes se dotent de vélos de service et/ou de vélos de fonction, le cas échéant avec assistance électrique.
Il nous dit qu'à Bâle, tous les élus se déplacent à vélo dans la ville. Ce n ‘est pas une question de droite ou de gauche, mais de civisme et de bon sens. Il serait inconcevable qu’une personne utilisant sa voiture pour aller travailler dans la ville même, soit candidat à une élection municipale : il serait rejeté par une très large majorité des électeurs... Bâle n ‘est pas sur une autre planète, mais à 60 kilomètres de Montbéliard! Et l’association de cyclistes de Bâle, IG vélo Basel, compte 8000 adhérents!
Ce n’est pas pour saper le moral des adhérents de VéloCITÉ que je rappelle ces faits, mais pour que nous ne nous contentions pas des premiers acquis! Grand est encore le chemin à parcourir!
Voici les orientations proposées pour les deux années à venir. Même si la prochaine assemblée générale a lieu dans un an, il est opportun de définir des orientations à plus longue échéance.
Faire connaître:
- auprès du public,
- accroître le nombre de nos adhérents en prospectant plus activement autour nous :le nombre de deux cents peut être atteint rapidement.
- poursuivre l'édition du bulletin VéloCITÉ infos : un lien avec les adhérents, un outil de prospection...
- renforcer le comité de l'association de façon à pouvoir mieux répondre aux différentes sollicitations de nos partenaires (CAPM, communes, Conseil Général,...).
-développer nos connaissances et nos compétences :
Exigeant:
- l'expérience montre que, dans la commission technique d'instruction des demandes de label PDU, seule VéloCITÉ a les coudés franches, non seulement pour critiquer les aménagements proposés mais également pour voter contre, ce qui entraîner d'autres votes contre et conduire à l'amélioration des projets. Encore faut-il avoir pris le temps de bien analyser les dossiers avant. D'où l'importance de renforcer le comité. ET de ne pas se laisser gagner par une ambiance "consensus mou".
- il faut s'assurer de la réalités des arguments qui nous sont opposés pour rejeter nos propositions.
- il faut exiger que des comptes-rendus écrits de ces réunions soient établis avec rappel succinct des positions et propositions de chacun ainsi que des recommandations faites au maître d'ouvrage.
- il faudra être très exigeant sur le guide technique vélo dont va se doter la CAPM car il servira de "bible" pendant de nombreuses années.
Dynamique:
La mise en uvre du PDU est extrêmement lente... En outre, il n’y a guère que le volet aménagements cyclables qui se concrétise. Il faut que nous développions un lobbying efficace sur les autres aspects, par exemple:
- la location de vélos,
- le stationnement de vélos sécurisés (il y a un immense besoin dans ce domaine, voir le succès du parc vélo gardé le jour de la fête du vélo),
- une vélostation au centre des Alliés,
- une étude sur les potentialités du vélo à assistance électrique et le matériel existant débouchant sur des opérations pilotes (Sainte-Suzanne, personnel du centre hospitalier)
- la mise en place d’opérations ciblées sur un public particulier:
- les scolaires, les étudiants, les usagers de la SNCF,
- la mise en place de vélos de service (y compris à assistance électrique) dans les collectivités.
Il faut également demander à être associé plus étroitement au pilotage du PDU: nous avons ainsi appris, incidemment, qu’une enquête était en cours sur les déplacements scolaires des élèves fréquentant les établissements de la CAPM. Il aurait été utile que VéloCITÉ soit au moins informée et mieux associée à l’élaboration du cahier des charges de l’enquête!
VéloCITÉ Pays de Montbéliard fait partie du « comité régional de développement des véloroutes et voies vertes de Franche-Comté ».
Le projet de véloroute — dont la maîtrise d’ouvrage est assurée par le Conseil Général — doit faire l’objet d’une enquête publique au 2ème semestre 2002. La réalisation des travaux doit commencer en 2003. Le Conseil Général est déterminé à mener à bien le projet et à commencer les travaux dans les secteurs où la demande est la plus forte. II faut noter que le département du Doubs a adhéré, en 2001, à l’association des départements cyclables. L’activité de VéloCITÉ a conduit le Conseil Général à considérer que le secteur de Montbéliard faisait partie des secteurs prioritaires avec Besançon.
Pour VéloCITÉ, la réalisation de la véloroute est un enjeu majeur:
- pour qu’elle soit bien intégrée et connectée au réseau cyclable de l’agglomération,
- parce qu’elle peut constituer un levier important pour conduire nos concitoyens à passer du vélo loisir au vélo mode de déplacement urbain,
- parce qu’elle peut également constituer un levier important auprès des élus pour la mise en place d’infrastructures cyclables et surtout de services vélo (vélostation, location, stationnement sécurisé,...)
comme elle s’y est déjà engagée:
- en ne limitant pas au vélo ses interventions dans le cadre du PDU,
- en adhérant à l’association APTURE avec l’objectif de participer à ses initiatives en conservant sa spécificité propre.
La discussion est ouverte!