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Éviter le grand passage sous rails à Montbéliard : c'est le conseil de VéloCITÉ à ceux qui ne jurent pas que par la voiture.
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DIX SEPT heures sous le grand passage sous rails. Vacarme assourdissant et cortège ininterrompu de voitures, de bus. Il faut avoir l'âme d'un aventurier pour s'y risquer quand on est sur deux roues, voire à pied. Un membre de l'association VéloCITÉ s'y est lancé. À ses risques et périls. Une voiture lui a arraché son sac de casse-croûte. Plus de peur que de mal. Mais mieux vaut prévenir comme dit l'autre. C'est pourquoi l'association tient à attirer l'attention des pouvoirs publics sur les dangers de ce passage. « Il faut interdire les trottoirs aux piétons et mettre en place un système de fléchage » préconise VéloCITÉ qui pourtant souhaite qu'à terme une voie soit consacrée aux deux-roues et aux piétons. « Dans la pratique, les automobilistes n'utilisent qu'une voie pour entrer et pour sortir du centre. » L'idée est donc de faire de la place à d'autres usagers. À moins que ces derniers ne choisissent une voie plus sûre en passant au-dessus du passage. |
Photo le Pays |
Mais problème : la voie qui longe l'avenue d'Helvètie n'est pas destinée aux cyclistes. « On peut prendre une contravention si on y roule ». Pourtant, le trottoir est assez large pour favoriser la cohabitation entre cyclistes et piétons. Mais comme il n'y a pas de bande cyclable, les amoureux de la petite reine sont priés d'aller voir ailleurs. L'invitation valait jusqu'à il y a encore quelques semaines, pour les zones piétonnes. Quelques membres de VéloCITÉ ont eu la désagréable surprise de se voir verbaliser alors qu'ils étaient dans les rues piétonnes. « On pourrait être moins sévère envers les cyclistes. Ils ne polluent pas et ils ne sont pas dangereux ».
VéloCITÉ milite pour une meilleure place des deux-roues dans la ville et compte lancer une campagne de sensibilisation auprès des automobilistes. « Trop souvent, les automobilistes se garent sur les pistes cyclables ou sur les trottoirs ». La distribution de faux P.V. devrait contribuer à améliorer les choses. « Il faut que les automobilistes intègrent dans leurs démarches qu'un cycliste peut être un obstacle imprévisible ». D'où les judicieux conseils de cyclistes avertirent à leurs amis automobilistes : laisser une distance d'un mètre entre la voiture et le vélo en ville. En rase campagne, la distance est de 1,50 m. Mais tout cycliste prudent peut se munir d'un écarteur de danger. Une tige qui permet de tenir à distance raisonnable les quatre-roues.
Dans la série, « J'ai testé pour vous », l'association met en tête de liste l'avenue d'Hélvétie toujours selon eux aussi peu hospitalière pour les deux-roues. « L'accès à Peugeot reste difficile et dangereux en vélo ». Autre point noir signalé : le pont de Luwigsbourg. « Pour l'instant, il n'y a rien qui permette de franchir le pont sans risque. Différents projets sont en cours d'études ».
Dans l'immédiat, VéloCITÉ laisse des mots doux aux automobilistes : « En stationnant n'importe où, vous mettez en danger les piétons et les cyclistes. En ville, le vélo est pratique, rapide, silencieux, écologique, peu coûteux, assez sûr, pas dangereux pour les autres et stationne facilement ». Au choix : le fautif adhère à l'association locale pour défendre la pratique du vélo urbain ou à copier 900 fois « Je dois respecter les emplacements réservés aux bus, cycles et piétons ».