retour à l'accueil du site VéloCITÉ Sommaire actualités

Assemblée Générale 2000 : le Pays 18 juin

«Le vélo n'est plus ringard»

Prendre le guidon en ville ? Pas si simple, mais VéloCITÉ croit plus fort que jamais qu'il est possible de faire bouger les choses pour permettre de circuler autrement, proprement et sans danger.

DEUX semaines après le succès de la fête du vélo à Montbéliard, l'association VéloCITÉ a tenu samedi son assemblée générale à Audincourt. La place du vélo dans la ville est encore loin d'être idéale. Mais comme le confie Claude Maetz, militant du guidon : « S'il reste beaucoup à faire pour que les mentalités évoluent, on sent un frémissement ; les gens s'interrogent ».

AG 18 juin 2000

Photo le Pays

VéloCITÉ a décuplé le nombre de ses adhérents et considère qu'il n'y a plus d'obstacles à voir se réaliser un réseau cyclable cohérent dans le pays de Montbéliard.

Après les discours, il faut passer à la réalisation

Avec environ six cents participants à la parade du 3 juin dans les rues de Montbéliard et 1500 visiteurs aux expositions, VéloCITÉ se dit qu'effectivement, les raisons d'espérer existent. « Il y a un réel intérêt de la population, constatent les responsables de l'association. On est venu en famille à la fête parce que pour une fois, il n'y avait pas de problème de sécurité. Sinon, il faut être un peu kamikaze pour se déplacer en deux roues. Le vélo n'est plus ringard et l'on a même affirmé sa modernité en le présentant comme un moyen de déplacement qui fait appel à de nouvelles technologies comme le changement de vitesse automatique ».

Les membres de VéloCITÉ n'ont franchement pas l'impression de pédaler dans le vide et à l'avait-veille des échéances électorales des municipales, ils brandissent leurs revendications. « Le vélo est devenu un sujet incontournable, insiste François Lachambre. Au-delà des discours, il faut passer à la réalisation.

Le plan de déplacement urbain (PDU) prévoit 20 km de pistes cyclables à créer par la communauté d'agglomération du pays de Montbéliard (CAPM) et 20 km pris en charge par les communes. Voilà du concret ». D'ores et déjà, VéloCITÉ a rencontré les responsables de chaque groupe politique de la CAPM. Tous sont d'accord pour soutenir le projet.

Alors pourquoi attendre ? « Nous pensons qu'il faut créer en septembre 2000 le poste de chargé de mission sur la mobilité douce qui permettra de lancer les projets, poursuit François Lachambre. Il n'y a pas d'obstacle à commencer avant les élections et les premières réalisations peuvent être inscrites au budget 2001 ».

À Audincourt, le projet de piste cyclable est bloqué à cause d'un parking

À maintes reprises depuis sa naissance il y a deux ans, VéloCITÉ a multiplié les opérations de sensibilisation de l'opinion publique. Des liens se sont créés avec les clubs sportifs et cyclotouristiques. Des élus de toutes tendances sont à leur écoute. D'une poignée de onze adhérents, l'association est passée à 120. Certes, on est encore loin des 8000 adhérents de IG Vélo Basel qui ont su peser efficacement dans les aménagements cyclables de la ville de Bâle, mais après tout VéloCITÉ est encore jeune.

Son président Denis Mettey propose de multiplier les actions sur le terrain : « Nous devons reconnaître des itinéraires, mettre en évidence les points dangereux ou résorber les obstacles à certains projets. À Audincourt, celui d'une piste cyclable de 800 m de long de l'avenue Jean-Jaurès est bloqué par l'opposition de l'office notarial dont le parking se situe à cet endroit ».

VéloCITÉ s'inquiète du retard pris dans la mise en œuvre du PDU. Denis Mettey suggère la création de groupes de travail sur les aménagements cyclables dans les 28 communes de la CAPM. Il encourage également la création de nouveaux services : locations de vélos, parcs à vélos sécurisés à la gare SNCF, promotion du vélo électrique, favoriser les déplacements domicile-écoles, programmer des visites guidées à vélo dans le pays de Montbéliard avec l'office du tourisme.

Pour l'heure, les premiers tronçons cyclables opérationnels comme celui reliant le pont de Ludwigsbourg à la Petite-Hollande s'avèrent peu fréquentés parce que difficiles d'accès. Mais ce n'est qu'un début dans la perspective d'un réseau d'agglomération cohérent.

VéloCITÉ y veillera, tout comme elle suit la connexion du projet de véloroute Nantes / Budapest via Montbéliard.

Rendez-vous est donné pour le 22 septembre à Audincourt, lors d'une nouvelle journée « En ville sans ma voiture », puis le 24 septembre pour relancer le projet « Train + vélo » sur l'axe du Doubs dans le cadre de la semaine de promotion du transport public. Les cyclistes restent en selle, bien décidés à ne plus subir la pression ­ et les gaz d'échappement ­ de l'omniprésente automobile.

THIERRY BOILLOT

Haut de page