Un Clou Rouillé pour le Conseil Général de Seine et Marne
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Le
motif principal est que le CG ne respecte pas la loi sur l’air
(obligation d’aménagement cyclable) dans la plupart des aménagements
qu’il réalise, et qu’il ne vérifie pas si la loi sur l’air est
bien respectée dans les projets qu’il finance. C’est pourtant un critère
d’éco- conditionnalité des aides pour les contrat triennaux de voirie.
Pire,
dans certains cas c’est le CG qui impose à la collectivité locale une
configuration illégale (cf. exemple du projet rue Gambetta à Avon
ci-dessous) Par
Ailleurs le CG réalise des aménagements cyclables (tronçon de euro
véloroute 3 par ci, voie verte par là) et finance une partie des aménagements
cyclables que veulent réaliser des communes
de leur propre initiative. Ceci
montre que le CG fait une distinction entre ce qui relève directement du
vélo (plutôt loisir donc), et de l’autre coté ce qui relève des aménagements
de voirie pour lesquels les techniciens raisonnent « route ». La
conséquence est que les voies départementales en agglomération, qui
sont pourtant les axes structurants et incontournables, sont petit à
petit réaménagées sans prise en compte des cyclistes. Le
CG a produit une longue réponse
qui a été prise en compte lors du vote de l’assemblée générale de
la FUBicy. Celle-ci détaille les réalisations spécifiquement vélo du
CG et laisse sous entendre à demi mots qu’en ville, avec toutes les
contraintes, il lui est difficile de prendre en compte les cyclistes. Cette réponse est irrecevable, puisqu’en milieu urbain contraint la solution pertinente est la zone 30 avec circulation des cyclistes sur chaussée. Quelques
exemples : AVON 2010 – projet d’aménagement de l’axe
Gambetta – Mal de Villars Projet en cours, de réaménagement d’un axe structurant : les ¾ de la rue prennent en compte les cyclistes (bandes cyclables ou zone 30) mais le premier ¼ en entrée de ville reste à 50 km/h pour ne pas ennuyer les bolides qui arrivent de la forêt ! On est milieu urbain dense, c’est le chemin pour aller au lycée et qu’empruntent les famille pour aller se balader en forêt. Le refus du CG de modérer les vitesses en forêt se traduit par un refus de modérer les vitesses en ville et un projet illégal !
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Thomery 2009 : la rue de la République, qui traverse la ville, est totalement réaménagée : 2/3 en zone 30 et le 1/3 restant (entrée de ville) en routier classique (photo) permettant la prise de vitesse (ou plutôt la non décélération des véhicules arrivant de la forêt). Ce dernier tronçon est pourtant incontournable pour aller à la gare et pour relier les quartiers.
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Ecuelles 2007 Aménagement
de terre-pleins centraux sur un axe lourd en montée : pas de prise
en compte des cyclistes (la chaussée permettait de créer des bandes
cyclables) et surtout dégradation de la sécurité par l’effet de
cisaillement créé à chaque terre plein. L’axe permet de relier les
zones d’habitation à la zone d’emploi, dessert 2 lotissements et le
centre de tri postal avec ses facteurs à vélo ! Voir la vidéo très explicite : http://www.dailymotion.com/video/x25pgf_avenue-de-sens-ecuelles-amenagement
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Moret sur Loing 2009 Axe
incontournable pour relier Saint-Mammès, desservant la piscine et le
stade (et donc jeunes à vélo). L’aménagement permet de réduire les
vitesses mais reste à 50 km/h : on devine à droite sous le panneau
« attention enfants », le panneau de limitation à 50 km/h qui
invite à reprendre de la vitesse après le feu là ou se trouve la
piscine. La juxtaposition de panneaux « attention enfant » et
« 50 km/h », se passe de commentaire. A noter que cet axe est identifié dans le Schéma Départemental des Itinéraires Cyclables comme devant faire l’objet d’un aménagement…
Autres
exemples -
Traversée
d’Ecuelles rue G. Villette : premier projet (2007) validé par le CG
sans prise en compte des cyclistes ; le technicien dit à demi mots
qu’il ne voit pas comment faire pour respecter la loi. En 2009 la
nouvelle équipe municipale a repris le projet et imposé un aménagement
cyclable. - Champagne sur Seine 2009-2010 : aménagement du carrefour d’entrée de ville : un tronçon de 100 m est mis à sens unique et oblige à un détour d’1 km les cyclistes qui viennent des bords de Seine et veulent rejoindre la gare ou le pont.
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Thomery
2009 Aménagement en approche de la
ville (en amont de la partie urbaine décrite plus haut) : couloir en
monté avec ligne blanche continue : 10 km/h pour le cycliste, 70
km/h pour les voitures, impossible de doubler en respectant la
distance de sécurité réglementaire de 1.5m …
passage obligé pour aller à la gare ou au lycée. (on est encore
sur un axe identifié dans le schéma départemental des itinéraires
cyclables …)
Traits noirs = exemples décrits précédemment
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