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géométrie et matériau du cadre -avec ou sans suspension-,
changement de vitesses,
freins, éclairage,
pneus et autres accessoires souvent disponibles en option à l’achat,
et budget typique.
Pour les cas particuliers, consultez nos pages vélos pliants , vélos électriques , ou tricycles & triporteurs . Pour les vélos couchés ou les vélomobiles, voir par exemple le site de France VPH . Pour la pratique sportive, vélo de course ou VTT, consultez les sites ou forums spécialisés des clubs sportifs ou cyclotouristes.
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Le vélo de ville classique à la hollandaise, ou le vélo à cadre "col de cygne" monopoutre et enjambement bas, est plus relax et confortable pour le dos. En étant redressé on voit mieux la circulation. Très agréable pour les déplacements courts. Mais on se fatigue plus vite : la transmission de l’effort n’est pas optimale, et la position sur le vélo ne fait pas travailler tous les muscles qui pourraient participer.
Si vous faites régulièrement des trajets de plus de 3-4 km (soit 1/4 h ou plus), ou avec de bonnes côtes, ou si vous voulez faire monter un peu votre vitesse moyenne, la géométrie VTC sera plus ergonomique.
Les cadres dits "homme" à barre transverse horizontale ont une meilleure rigidité : ils transmettent mieux l’effort dans les montées. Mais ils ne permettent pas de porter une jupe ou une robe.
Pour le choix du cadre et de la taille, essayez plusieurs vélos, au besoin de plusieurs marques. Pour les cyclistes de petit gabarit ( ≤ 1,60 m), un vélo à roues de 26 pouces = standard VTT, ou éventuellement 650 mm, serait mieux adapté. Mais c’est rare parmi les vélos urbains ou VTC, plutôt équipés de roues 700 mm. Faites-vous conseiller par un détaillant spécialisé, il faut que le vélo soit adapté à votre morphologie et à votre pratique.
Sur un vélo de course, et dans une moindre mesure sur un bon VTT, vous aurez une meilleure efficacité (aérodynamisme, position optimisée pour un pédalage en puissance, rigidité de la transmission). Mais ces cadres ne permettent pas toujours l’ajout d’accessoires (garde-boue, porte-bagages...). Et avec le nez dans le guidon, vous serez moins à l’aise pour avancer tout en observant confortablement le trafic ambiant. Ne privilégiez cette solution pour les trajets urbains que si vous avez par ailleurs une pratique sportive ou tout-terrain, et que vous n’avez pas le budget ou la place pour 2 vélos chez vous.
L’acier amortit mieux les petits chocs et vibrations, et vieillit bien. Un bon cadre acier peut être confortable même sans suspension, si vous choisissiez des pneus pas trop étroits (35-40 mm de large). Certains cadres en acier au chrome molybdène ou "cromoly" (tubes Reynolds, Colombus, Dedacciai,...) peuvent être d’excellente qualité. Ce type de cadre est apprécié par les randonneurs et les voyageurs au long cours.
La mode est plutôt à l’alu. Un cadre aluminium sera en général plus léger, mais plus raide. Un cadre alu endommagé est difficile à réparer. Il résiste moins bien aux chocs et vibrations, mais mieux à corrosion par l’eau salée. Avec l’alu, si vous roulez souvent sur des pavés ou des chemins rugueux, une fourche suspendue sera recommandée, même si elle réduit le gain de poids.
Ne vous laissez quand même pas trop emporter par les effets de mode : le cadre représente moins de 1/3 du poids du vélo, et à part en montagne ou pour la pratique sportive, mieux vaut un vélo confortable, solide et bien équipé, que léger et... léger.
Enfin, un truc tout bête : n’hésitez pas à changer la selle du vélo si vous n’êtes pas bien dessus. Une bonne selle, adaptée à votre morphologie, fera parfois plus pour votre confort qu’une suspension. Mais impossible de vous dire quelle sera la bonne selle : c’est aussi personnel que le choix de bonnes chaussures de marche.
Pour un vélo urbain, les vitesses intégrés dans le moyeu sont plus coûteuses et le moyeu sera un peu plus lourd, mais le confort de conduite est meilleur. On ne déraille jamais, et les vitesses passent facilement, même à l’arrêt ! Appréciable en milieu urbain, où les arrêts et redémarrages sont très fréquents.
Si vous utilisez le même vélo aussi pour des randonnées en terrain vallonné, voire montagneux, optez plutôt pour un vélo à dérailleur classique et triple plateau.
Ou alors, une nouveauté intéressante si vous cherchez un vélo urbain polyvalent : SRAM propose un système hybride Dual Drive avec 3 rapports dans le moyeu + un dérailleur arrière classique.
Pour plus d’infos, voir notre page Changements de vitesse
Les freins à tambour ou roller-brake sont très bien adaptés à la ville : pas salissants, freinage efficace et régulier même par temps de pluie, usure très lente, peu d’entretien. Ils sont par contre déconseillés en terrain montagneux car ils supportent mal la surchauffe.
Ces freins à tambour sont parfois proposés avec l’option commande par rétropédalage. C’est une question de goût. Pas forcément très agréable quand on a une conduite un petit peu sportive. Un avantage du rétropédalage est que cela permet un freinage plus efficace pour les enfants qui ont de petites mains, et donc un peu de mal à serrer les poignées de freins classiques.
Les freins les plus courants sur les VTT et VTC sont du type V-brake. Si leviers + gaines + patins + jantes sont de bonne qualité, le freinage est très efficace. Ils sont faciles à entretenir. Pour un meilleur freinage, préférer les leviers métalliques (et non en résine) et les jantes alu (et non inox).
On trouve aussi des freins cantilever (levier coudés, tirage central) qui sont un peu moins puissants, mais souvent suffisants. Attention, ça risque quand même d’être un peu juste si vous envisagez de transporter un enfant ou une remorque avec votre vélo.
La commande hydraulique ne s’impose vraiment pas, sauf pour des cas particuliers (VTT sportif, vélo lourdement chargé ou tandem). Les freins à disque sont un réel plus pour le VTT en terrain boueux, mais à part cet usage, mieux vaut de bons V-brakes que des freins à disque médiocres.
Là, ça se gâte. L’éclairage n’est pas pris assez au sérieux par la plupart des fabricants qui commercialisent des vélos en France. Une majorité des éclairages d’origine ne passeront pas un hiver si vous roulez quotidiennement ou presque.
Si vous utilisez un même vélo en ville et en rando tout-terrain, il vous faudra un éclairage amovible. Si vous roulez très rarement de nuit, des piles suffiront, sinon optez pour les batteries rechargeables, elles seront vite amorties. Mais attention, la tension des batteries chûte très vite en fin de cycle.
Si vous utilisez régulièrement votre vélo en ville, un éclairage fixe, à dynamo, sera plus approprié. Pas de souci avec les charge/décharge, et vous pourrez, contrairement aux éclairages amovibles, le laisser à demeure sur votre vélo sans trop de risque de vol. Les interconnections via les garde-boue se corrodent vite ; des câbles sont préférables.
Si vous avez une bonne dynamo, vous pouvez mettre un phare halogène devant, ça éclaire mieux. Dans les bons phares halogènes, l’ampoule est protégée des surtensions par une diode Zener. Pour l’arrière, un bon phare à diodes (DEL, ou LED en anglais) durera plus longtemps que des lampes ordinaires, tout en consommant moins d’énergie.
Pour plus d’infos, consultez la page Eclairage .
Achetez de préférence un vélo qui permettra de fixer facilement des accessoires, même si vous ne prenez pas tout l’équipement tout de suite. Vérifiez si le cadre comporte des pattes et œillets de fixation pour garde-boue, panier ou porte-bagages.
De bons pneus renforcés, à membrane Kevlar et gomme épaisse, et correctement gonflés, résistent nettement mieux aux crevaisons. Pensez-y, surtout si vous avez un vélo "tout dans les moyeux", où les roues sont moins faciles à démonter.
Pour plus d’infos, consultez notre page Pneus
Vous trouverez sur le marché des vélos ville ou VTC dont le prix peut aller d’environ 150 à 1500 €.
A notre avis, en-dessous de environ 250 €, vous aurez du matériel peu fiable, qui se dérègle, se grippe ou se casse vite, et pas très confortable. Si c’est pour un usage très occasionnel, ça suffira. Mais pour un usage régulier, voire quotidien, vous dépenserez vite en réparations diverses ce que vous avez économisé à l’achat, et vous ne pourrez pas compter sur votre vélo toutes les fois où vous en avez besoin.
"Avertissement" : il n’est pas rare que des personnes qui commencent à utiliser le vélo pour leurs déplacements, surprises en bien par les avantages pratiques du vélo urbain , deviennent en quelques mois des utilisateurs très réguliers, et ressentent le besoin d’avoir un meilleur équipement. Si nécessaire, il est assez facile de revendre un vélo "entrée de gamme" dans une bourse aux vélos pour en acquérir un plus adapté.
Après, c’est... comme pour les voitures. Plus vous allez haut dans la gamme, plus vous aurez du matériel confortable, bien conçu, bien ajusté, efficace, silencieux, de bon rapport qualité/poids, et durable. Si vous pouvez essayer un (ou plusieurs) bon vélo avant d’acheter, en demandant conseil à un détaillant spécialisé ou en louant, vous pourrez plus facilement apprécier les différences, et choisir en connaissance de cause.