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Port du casque pour les cyclistes ? Une fausse réponse à l’insécurité routière !

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Préoccupée par des campagnes récurrentes sur le port du casque à vélo, qui ont même induit une proposition de loi visant à rendre le casque obligatoire pour tout déplacement à bicyclette, la FUBicy tient à attirer l’attention sur des clichés, largement répandus mais erronés, sous-tendant souvent les campagnes « casque». Nous cherchons à faire connaître les effets pervers de ces campagnes, ou surtout, d’une loi qui rendrait le casque obligatoire, d’un double point de vue santé publique et politique des transports. Nous pouvons apporter à ces légitimes préoccupations de sécurité des réponses plus appropriées.

Voici la position de la FUBicy :


- nous sommes fermement opposés à toute loi qui imposerait le port du casque (hors compétitions sportives). C’est aussi la position de l’ECF, fédération européenne des cyclistes.
- nous ne nous occupons pas de pratique sportive, c'est le rôle de la FFCT et de la FFC. Les fédérations sportives tiennent compte des risques spécifiques à la pratique sportive : vitesse, peloton serré, VTT en terrain accidenté… Contrairement au cas des coureurs, 94% des cyclistes tués sur les routes de France le sont lors d’un accident impliquant un véhicule automobile (données ONISR), et non lors d’une chute. La majorité des cyclistes sportifs portent d’ailleurs déjà un casque : plus de 90% des adhérents licenciés de la FFCT en portent un (source : Fédération Française de CycloTourisme) et il est obligatoire en compétition.

- nos associations recommandent aux jeunes enfants de porter un casque lorsqu'elles organisent des activités avec des scolaires (cf nos dépliants + livret pédagogique). Les jeunes enfants, typiquement jusqu'à 10-12 ans, n’ont pas encore les réflexes ni la musculature d’un adulte, ils sont plus exposés aux risques de chute.

- nous n'allons pas chercher à dissuader les cyclistes qui préfèrent porter un casque. Mais notre message prioritaire est clair : pour circuler en ville, il faut mieux rouler à vélo sans casque que renoncer au vélo. Nous ne soutenons pas les campagnes sur le thème « le casque est indispensable » qui ne donnent pas d’informations objectives sur les risques réellement encourus, selon le type de pratique.
- enfin, nous signalons que l’effet protecteur du casque est limité aux faibles vitesses d’impact, voire contesté par certains neurologues. Une expérimentation clinique menée sur un échantillon de chimpanzés a en effet révélé que dans certaines configurations de chute, le casque peut transformer une lésion aigue, mais localisée, en lésion étendue, moins visible mais plus nuisible. La modération de la vitesse des automobiles, en zone urbaine notamment, est donc un facteur essentiel pour sécuriser la circulation des cyclistes.

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Sources

Une difficulté est que la quasi-totalité des « références » préconisant le port du casque pour la circulation à vélo (hors pratique sportive) sont des sources de seconde main. Elles se ramènent à un nombre restreint d’études, la plus citée étant, de loin, celle Thompson & collaborateurs, menée en 1989 à Seattle (USA), et affirmant que le port du casque réduirait les risques de 80%. Cette étude a été largement médiatisée… avec le concours zélé du premier producteur de casque nord-américain.
Mais cette étude a depuis été contredite par de nombreuses données d'accidentologie. L'échantillon de population sur lequel portait l'étude de Seattle n'était pas représentatif (non conforme à la méthode des quota). Il y avait une sur-représentation très importante des enfants de 2 à 8 ans, et des sportifs, notamment VTTistes, catégories dans lesquelles les risques de chute sont sans commune mesure avec la situation typique des déplacements à vélo. L'échantillon de cette étude n'incluait par contre aucun (!) cycliste accidenté lors d'une collision avec un véhicule motorisé, alors que ces collisions représentent 94% des accidents de la circulation en France (données ONISR 1999).

Plusieurs autres études et recensements d'accidents, dans plusieurs pays, et portant sur l'analyse d'un très grand nombre de cas, justifient au contraire la position de la FUBicy et de sa fédération européenne l’ECF. Seule une étude française récente, menée dans le département du Rhône, donne des résultats similaires à l'étude de Seattle, exactement pour les mêmes raisons: échantllon essentiellement composé de chutes hors voirie (enfants et/ou VTT), pas du tout représentatifs des déplacements à vélo.

Les chûtes de cyclistes lors de la pratique VTT n'ont pas plus de rapport avec les déplacements à vélo, que les pilotes de rallye, qui portent un casque, ne sont représentatifs des automobilistes quotidiens!

Efficacité spectaculaire du casque ? Cherchez l'erreur !

Les deux courbes du graphe ci-contre montrent d'une part le nombre de cyclistes blessés à la tête admis à l'hôpital, et d'autre part le nombre de cyclistes non blessés à la tête admis à l'hôpital, pendant une durée de 3 ans avant et 4 ans après que le port du casque ait été rendu obligatoire, en 1990, dans la province de Victoria, en Australie. Le pourcentage de cyclistes portant un casque était estimé à 30% avant la loi le rendant obligatoire, et 75% après.
Les grandes "dents de scie" correspondent aux variations saisonnières de la pratique vélo.

Devinette : à votre avis, les blessures à la tête, c'est la courbe bleue, ou la courbe rouge ?

NB: ce n'est pas une blague !
Source : article de synthèse de Dr. D.L.Robinson et al.
http://www.cyclehelmets.org


Nous sources peuvent se retrouver à partir des sites web FUBicy et ECF, ou de notre magazine Vélocité. Elles sont basées sur notamment sur : comptages de cyclistes et recensements d’accidents en Australie et Nouvelle-Zélande ; bilans de la médecine légale britannique et mémorandum de la British Medical Association ; mémoire de Vélo Québec à la Commission Parlementaire « Sécurité des Cyclistes» ; plusieurs articles de Jean-René Carré, spécialiste français de l'INRETS, directeur scientifique du programme PREDIT-2 "Modes non motorisés". Les données chiffrées que nous citons pour la France sont basées sur des rapports annuels de la Sécurité Routière (DSCR, ONISR, ou services techniques des villes concernées).

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Accidentologie : données représentatives

• le taux de traumatismes crâniens — notés t.c. dans la suite — rapporté au nombre de déplacements à vélo, est très faible lors des déplacements à vitesse modérée (en ville, typiquement), et tend à baisser à mesure que le taux de pratique du vélo monte. Les accidents à faible vitesse se soldent le plus souvent par des blessures des membres (54%), notamment clavicules et poignets, et sont rarement graves. La tête est touchée (t.c. ou blessure superficielle) dans 1/4 des accidents de la route. Le taux de 38% parfois cité en France pour les cyclistes « touchés à la tête » inclut les accidents de VTT hors voirie, et les blessures superficielles du visage que le casque n'empêche pas.

• le taux de t.c., rapporté au nombre de déplacements, est du même ordre chez les cyclistes et les piétons, et dans les 2 cas guère plus élevé qu'en voiture. A titre indicatif, à Grenoble (150’000 habitants, part modale vélo 5% en Novembre, 15% en Juin), en 6 ans (1996-2001), 249 accidents corporels impliquant un cycliste, dont en moyenne 2 t.c. par an, sur plus de 60 millions de déplacements à vélo pendant ces 6 ans. Le taux de cyclistes parmi les tués dans les accidents de la circulation n’est pas plus élevé que la part modale du vélo (part du vélo rapportée au nombre de déplacements) : près de 4% en 1999, moins de 3% en 2003.
Le taux de t.c. rapporté au nombre d'accidents est le même pour piétons, cyclistes et automobilistes : entre 16% et 18% (moyenne sur 5500 accidents, données Sécurité Routière). Conséquence directe : faire porter un casque aux piétons (39% des t.c.) et aux automobilistes (41% des t.c.) réduirait 10 fois plus le nombre de t.c. et les dépenses de santé liées à ce type de lésions, que de le faire porter aux cyclistes (8% des t.c.)

• d'après les données britanniques, dans la majorité des accidents mortels, le casque n'aurait pas sauvé la victime cycliste, puisque plusieurs organes vitaux, autres que le crâne, étaient touchés : cumul des lésions fatales = 164%. Il faudrait encore y soustraire tous les cas où le casque n'a pas ou n'aurait pas résisté au choc. Ces autopsies ont également montré que parmi les tués, le pourcentage de victimes touchées à la tête n’est pas plus élevé à vélo que pour les autres modes de transport ! (cyclistes 82%, autres 86%).

A pied et en voiture, le casque, c'est indispensable !

Le graphique montre le pourcentage de blessés touchés à la tête parmi les victimes d'accidents de la route admis à l'hôpital dans la province d'Australie Occidentale (WA). Les 4 courbes représentent les conducteurs de voitures en violet, leurs passagers en bleu, les cyclistes en noir, et les piétons en vert. Le pourcentage de cyclistes portant un casque était estimé à 30% avant la loi le rendant obligatoire, et 75% après. Le pourcentage de piétons et d'automobilistes portant un casque était et reste de 0%.

Devinette : la loi rendant le casque obligatoire à vélo est entrée en vigueur au début de l'une une des années numérotées 1 à 25 sur ce graphe. Laquelle ?

NB : ce n'est pas une blague !
Source : article de synthèse de Dr. D.L.Robinson et al.

http://www.cyclehelmets.org

Ce graphe montre que l'efficacité du casque est dérisoire en-dehors des situations" à risques" que sont la pratique sportive et l'apprentissage du vélo par les jeunes enfants. La comparaison entre 8 pays européens +les USA montre d'ailluers qu'il n'y a aucune corrélation entre le port du casque et les résultats d'accidentologie dans la circulation. Ainsi, aux USA, le casque est porté par 38% des cyclistes, contre 3% au Danemark. Mais le nombre de tués par billion de km parcourus à vélo est 6 fois plus faible au Danemark qu'aux USA! L'évolution du nombre de blessés ou de tués en Allemagne montre également une absence de corrélation avec le port du casque, puisque l'évolution observée pendant une dizaine d'années est la même pour piétons et cyclistes, alors que le taux de port du casque a varié chez les cyclistes, mais pas chez les piétons (sources: Statistiche Bundesamt, Bundesanstalt für Strassenwesen). Par contre, l'étude américaine souvent citée par le promoteur du casque faisait apparaître une corrélation entre port du casque, et moindre fréquence des blessures... des membres! Ce qui signifie que l'échantillon de population des porteurs de casque n'était tout simplement pas représentative des "cyclistes moyens", à moins de supposer qu'ils portaient des casques aux genoux aussi ?

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Accidentologie : les effets pervers du casque

• les campagnes médiatiques "sécuritaires" mettant le casque en avant, sans nuancer, suscitent des craintes disproportionnées par rapport aux risques réels d'accident à vélo, notamment en ville. Elles contribuent ainsi de manière significative à réduire la pratique du vélo. La crainte d'un accident est le premier motif, cité par 67% des Français qui n'utilisent pas leur vélo pour se déplacer, alors que la distance à parcourir le leur permettrait (enquête IFRESI-CNRS 1998). Pour mémoire : la moitié des trajets urbains en voiture font moins de 3 km.
Or l'augmentation du nombre de cyclistes est corrélée avec une baisse du taux d'accidents. A Berne, la part du vélo dans les déplacements est passée de 7% à 15%, et dans le même temps le nombre de cyclistes blessés a diminué de 10%. A Graz, 50% de cyclistes en plus, 20% de blessés en moins. Une comparaison entre différents pays de l'Union Européenne montre la même corrélation (étude de Hyden, Nilsson & Risser 1998). Idem au Québec, province canadienne qui a rejeté le port obligatoire du casque : le nombre de tués cyclistes a été divisé par 3 pendant que le nombre de cyclistes triplait. Les raisons sont complexes : les automobilistes s’habituent aux cyclistes et anticipent mieux leurs mouvements, les cyclistes contribuent à modérer la vitesse du trafic, et, bien souvent, l’augmentation du nombre de cyclistes va de pair avec d’autres actions de la collectivité (aménagements cyclables, Zones 30, etc).

• l'obligation du casque fait baisser le nombre de cyclistes plus vite que le nombre de t.c. Cf cas des états qui ont rendu le casque obligatoire : baisse immédiate (en moins de 3 mois) et durable du nombre de cyclistes, de -30% en moyenne, en Australie. Des comptages faits pendant plusieurs années dans différentes régions d'Autralie montrent une baisse du nombre de cyclistes allant de -19% à -46% selon les provinces, alors que la pratique du vélo augmentait avant que le casque devienne obligatoire. La Nouvelle-Zélande a cru qu'il suffirait d'orchestrer des campagnes de promotion du casque avant de le rendre obligatoire pour supprimer cet effet pervers. Mais là aussi, la loi rendant le casque obligatoire a fait baisser le nombre de cyclistes, sans gain significatif au niveau accidentologie.

Cette baisse de la pratique cycliste induite par le casque peut résulter de facteurs multiples : préjugé de dangerosité associé au casque, souhait de ne pas être encombré d’un casque quand on laisse le vélo en stationnement, transpiration sous la coque, incompatibilité avec une coiffure élégante...

Les cyclistes restants sont en moyenne plus souvent blessés : nombre de victimes cyclistes stable en Nouvelle-Zélande ( légère baisse des t.c. mais hausse des lésions des vertèbres cervicales ! ). La baisse de l’ordre de 20% en Australie n'était pas dûe au casque, puisqu'elle a été observée en même temps pour les piétons et les automobilistes, non casqués (actions du gouvernement australien contre l'alcool au volant et/ou les excès de vitesse).

Plusieurs facteurs contribuent à expliquer ces résultats à première vue surprenants, mais logiques et reproductibles : moins d'anticipation de la part des automobilistes quand il y a peu de cyclistes, et/ou attitude moins prudente du cycliste qui se croit protégé par le casque. Quant à tous ceux qui ont abandonné le vélo, ils ne bénéficient plus de l’impact positif de cette pratique sur leur santé !

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Bilan global et conclusion

Concluons en citant l’exemple de la Grande-Bretagne, pays où la mortalité routière est 2 fois plus faible q’en France. La British Medical Association est intervenue pour faire rejeter un projet de loi sur le port obligatoire du casque en 1999, en soulignant les bienfaits de la pratique du vélo sur la santé. Aucun pays européen n’a imposé le casque, hors compétitions sportives, à l'exception de la Finlande (sans succès: la plupart des cyclistes continuent à rouler sans casque), de la Slovénie (enfants de moins de 14 ans), et de l'Espagne (obligation uniquement sur les routes nationales hors agglomération, très petit nombre de cyclistes concernés).

Mettre l'emphase sur le port du casque à vélo induit une surestimation à la fois des risques liés au vélo et de l'efficacité du casque. Il nous semble nettement préférable de souligner l'impact incontestablement positif du vélo sur la santé, aussi bien pour l'individu que pour la collectivité. Pour un coût défiant toute concurrence, la pratique "modérée" du vélo diminue les risques cardio-vasculaires, le risque d'obésité, la pollution de l'air et le niveau de bruit. Des études cliniques, portant sur un échantillon représentatif de la population au Danemark, ont conclu qu'il suffit de 30 minutes de trajet quotidien à vélo, soit typiquement un aller-retour de 5 km chacun, pour diviser par 2 le risque de maladie cardio-vasculaire. Il faut encourager l’usage du vélo, et pour en sécuriser la pratique, mener une politique cyclable comme le font les pays qui développent l’usage du vélo dans de bonnes conditions de sécurité : aménagements cyclables, Zones 30, modération de la vitesse des automobiles, formation des conducteurs et des cyclistes , etc.. La FUBicy est prête à participer à des actions de sensibilisation et de prévention conçues dans cette optique.

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ANNEXE : références ( enlever "StopSpam" dans les adresses mel )

ONISR Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière
http://www.securiteroutiere.gouv.fr/infos-ref/observatoire/accidentologie/index.html
Bilans annuels, de 1999 à 2003. Nous disposons en particulier d’une analyse des accidents de la circulation concernant les cyclistes de 1999, émanant de Paule Assemat, Bureau de la Législation, représentante de la Direction Sécurité et Circulation Routière au Comité de Suivi Interministériel Vélo. Il y est mentionné que seuls 6% des accidents enregistrés sont du type chute de cyclistes seuls, alors que dans la pratique sportive c’est l’inverse. Source pour l’accidentologie des sportifs : Jacques Fourna, responsable national de la Commission Sécurité de la FFCT, Fédération française de cyclotourisme.

• Taux de cyclistes parmi les victimes d’accidents de la circulation, comparé aux autres modes :
- au niveau national, recoupements des données Sécurité Routière et des parts modales constatées lors des Enquêtes Ménages Déplacements du GART Groupement des Autorités Organisatrices de Transports
- données Ville de Grenoble de 1996 à 2001. Contact : Service Déplacements & Accessibilité, Ville de Grenoble, rene.bard@ville-grenobleStopSpam.fr
- données Ville de Paris entre 1990 et 2001, synthèse de Pierre Toulouse sur le site web de l’association MDB Ile de France :
http://www.mdb-idf.org/dossiers/securite/dossier65.html
- Bern : données suisses citées par le CERTU ( Chabanne et Novellas 1992 ).

British Medical Association - Board of Science and Education, BMA, London
Memorandum de 1999. Etude de A.Kennedy, 1995. Statistiques tirées d’autopsies consécutives aux décès accidentels entre 1987 et 1991. Cf site web European Cyclists Federation.
Pour plus de détails ou un résumé, contacter Dr Malcolm Wardlaw mj_wardlaw@hotmailStopSpam.com (en anglais). Il est auteur de plusieurs articles à ce sujet dans des revues spécialisées : British Medical Journal, the Canadian Medical Association Journal, Traffic Engineering and Control.

L’ensemble de ces travaux ainsi qu’un bilan assez complet des données dans différentes pays est disponible à l’adresse
http://www.cyclehelmets.org (en anglais, la compilation de documents la plus complète à notre connaissance)

ECF European Cyclists Federation : http://www.ecf.com
Dossier casque (1998) dans la rubrique Publications / Statements and Positions / Bicycle Helmets (en anglais)
Cliquer sur Download Translations pour télécharger une traduction française avec bibliographie
Autres références : cf site personnel de J.Franklin http://www.lesberries.co.uk/cycling/helmets/helmets.html

INRETS
Institut National Recherche & Etudes sur les Transports et leur Sécurité : Jean-René Carré, directeur de recherches, et directeur scientifique du programme PREDIT-2 « Modes non motorisés » jusqu’en 2002. Coordonnées carre@inretsStopSpam.fr (en retraite depuis 2003 : au besoin contacter Francis Papon, INRETS papon@inretsStopSpam.fr)
- « La bicyclette : un mode de déplacement méconnu dans ses risques comme dans son usage », Recherche Transports Sécurité n° 49, p.19 - 34 (1995)
- « Non, le vélo n’est pas dangereux », proceedings Velo-City Basel 1995
- « La question de l’efficacité du casque cycliste », mensuel Cyclotourisme de Décembre 1992, p. 14 à 17

• Bilan de l’expérience australienne : http://www.pcug.org.au/~psvansch/crag/ (en anglais)
- Cyclists Rights Action Group , Canberra : rapport complet, incluant un suivi du nombre de vélos (comptages juste avant, puis pendant 4 années suivant l’obligation du port du casque)
- D.L. Robinson, University of New England : http://glove.une.edu.au/~drobinso/Towner_dlr_critique.doc
et http://www.cycle-helmets.com (en anglais)

• Québec : http://www.velo.qc.ca/velo_quebec/documents.lasso?page=casque (en français)
"La sécurité des cyclistes", mémoire de Vélo Québec remis à la commission parlementaire en Janvier 2000.

• Bilan de l’expérience néo-zélandaise :
http://www.cyclinghealth.org.nz/ (en anglais)
Consulter en particulier les arguments incluant des données chiffrées dans la rubrique « FAQ »
Les résultats bruts des comptages effectués en Nouvelle-Zélande ne sont pas en ligne sur ce site, mais les auteurs soulignent que la pratique du vélo a davantage baissé que le nombre de victimes cyclistes.
Contact : Dr Nigel Perry, Senior Fellow, University of Canterbury cosc026@it.canterbury.acStopSpam.nz (en anglais)

• Allemagne : données du Statistiche Bundesamt, Bundesanstalt für Strassenwesen. Absence de corrélation entre nombre de victimes des accidents de la route et port du casque : graphiques en ligne sur le site personnel de B.Sluka - VerkehrsClub Deutschland

• Statut du casque en Europe :
http://www.thomaskrag.com/Helmet_q_overview.pdf (en anglais)
http://www.amicsdelabici.org/ (en espagnol ou catalan)

Aucun pays européen (UE + Roumanie, Croatie, Serbie Montenegro,Russie, Slovaquie) n’a rendu le casque obligatoire hors compétitions sportives, à l'exception de :

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EXTRAIT du document de la European Cyclists Federation - 1998
9. SOURCES, BIBLIOGRAPHIE ET ADRESSES INTERNET


1. • Don't kill the goose that lays the golden egg, Thomas J. Demarco, Journal of the Canadian Medical Society, 1993
2. • Mandatory use of Bicycle Helmets, rapport de l’Assemblée législative canadienne, 1997
3. Færdselssikkerhedspolitisk handlingsplan, Livre blanc de la Commission danoise sur la sécurité routière, Ministère danois de la circulation, 1988.
4. • Konsensusrapport om fysisk aktivitet og sundhed, Statens Lægevidenskabelige Forskningsråd og Dansk Sygehus Institut, 1988
5. • Sykling, Helse og Miljø, En faktasamling af Norsk Vegdirektoratet og Miljøverndepartementet, 1994
6. Head Injuries and Bicycle Helmet Laws, Dorothy L. Robinson, Accident Analysis and Prevention, Vol. 28, No 4, pp 463-475, Pergamon 1996
7. • Cycling:Towards Health and Safety, Mayer Hillman, British Medical Association, 1992
8. Cycle Helmets: the Case For and Against, Mayer Hillman, Policy Studies Institute, London, 1993
9. • Is It Safe?, Dr Robert Davis, Road Danger Reduction Forum, Leeds, UK, 1997
10. • The Pattern of Injury in Fatal Pedal Cycle Accidents and the Possible Benefits of Cycle Helmets, Alexander Kennedy, Proceedings of the 8th Velo-City Conference, Basel, 1995
11. • The Health of Nations: An Essay on the Costs of Not Promoting Cycling, Harry Owen, Proceedings of the Velo-Australis Conference, Fremantle, Western Australia, 1996
12. • La bicicleta en la ciudad, Alfonso Sanz Alduán, Rodrigo Pérez Senderos and Tomás Fernández, Ministerio de Fomento, Madrid, 1996
13. • Calmar el trafico, Alfonso Sanz Alduán, Ministerio de Obras Públicas, Transporte y Medio Ambiente, Madrid, 1996
14. • The Effect of Commuter Cycling on Physical Performance and on Coronary Heart Disease Factors, Ingrid Hendriksen, Amsterdam 1996
15. • WALCYNG - How to enhance WALking and CyclING instead of shorter car trips and to make these modes safer, final report by C. Hydén, A. Nilsson & R. Risser, in: Institutionen för Trafikteknik, Lunds Tekniska Högskola, Bulletin 165, 1998
16. • Cycling in Urban Areas, publication de l’ECF, 1993, revue en 1998
17. • The bicycle and its basic necessities, publication de l’ECF, 1991
18. • CO2 and Transport, Developing a Community Approach, Communication de la Commission européenne, COM(98)204, 31.03.1998
19. • Walking and Cycling in the City, Organisation Mondiale de la Santé, série sur la planification des villes, 1998
20. • Organisation Mondiale de la Santé, http://www.sph.emory.edu/Helmets/ L’OMS a un programme en faveur du casque.
21. • The Bicycle Helmet Safety Institute, http://www.bhsi.org/ Le BHSI possède une vaste bibliothèque sur les normes des casques et du matériel de recherche qui veut promouvoir le casque. Le BHSI milite fortement en faveur d’une loi rendant le casque obligatoire.
22. • The Cyclists Rights Action Group, http://www.pcug.org.au/~psvansch/crag/ CRAG travaille activement à faire révoquer la loi rendant le casque obligatoire en Australie.
23. • The International Pro Choice Bicycle Helmet Coalition, http://www.bikenews.org/helmet/ Ce groupe a comme objectif d’éviter que les lois décrétant le port du casque obligatoire ne se propagent.

http://www.ecf.com

La Fédération Européenne des Cyclistes, ECF, comprend 52 organisations de cyclistes dans 31 Etats, et plus de 400 000 adhérents. L’ECF encourage l’utilisation du vélo comme moyen de transport efficace, sain et non polluant.
L’ECF s’oppose à tout projet de loi visant à rendre le port du casque obligatoire pour tout cycliste. Elle milite pour que d’autres mesures, plus efficaces, soient prises afin de sécuriser et développer l’usage du vélo.

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