En France, les
matériels offerts par les fabricants et les marchands de cycles sont
encore très éloignés des attentes de la clientèle.
Les vélos de ville proposés sont, au choix :
des vélos de conception ancienne sous-équipés :
freins peu
efficaces par temps de pluie,roues peu solides,
changement
de vitesses peu pratique en ville,éclairage peu fiable,
peinture qui
s'écaille, selle inconfortable
des VTT mal adaptés
à la ville ou "city-bike" :
avec guidon
droit peu pratique pour se glisser entre les voitures,
nécessitant
une position courbée qui ne permet pas de se tenir droit et de
voir au-dessus des voitures,
sans carter
de chaîne,sans sonnette,
et trop chers
Il est difficile
de trouver de nombreux accessoires :
des cadenas
haute sécurité fiables,
des écarteurs
de danger,
des sacoches
souples légères et peu coûteuses,
des remorques,
des capes
cyclistes de toutes tailles
Enfin, les vélocistes
qui acceptent de réparer les vélos sont de plus en plus rares.
La demande semble
pourtant exister. Les vélocistes de Mouscron, Tournai et Courtrai en
Belgique, de Kehl ou Fribourg en Allemagne et de Bâle en Suisse font
une part très importante de leur chiffre d'affaires avec leurs voisins
français.
La profession
est, il est vrai, aujourd'hui sinistrée par la concurrence des grandes
surfaces qui vendent des vélos importés massivement comme produits
d'appel, c'est-à-dire à prix très bas, sans marge bénéficiaire.