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le vélo consomme peu
d' espace
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Comparé
aux autres modes, le vélo consomme beaucoup moins d'espace que la voiture,
mais cependant plus que les transports en commun ou la marche.
Consommation d'espace a l'arręt
Une voiture en stationnement
occupe 10 m˛ (2 m de large x 5 m de long).
En tenant compte d'un taux d'occupation de la voiture en heure de pointe de
1,25, la surface occupée par personne est de 8 m2 (10 / 1,25).
Un vélo
en stationnement occupe au plus 1 m2 (50 cm de large x 2 m de long).
Cette
surface est réduite à 0,7 m2 en utilisant des garde-cycles permettant
de surélever un vélo sur 2. Elle n'est que de 0,5 m2 en superposant
les vélos sur 2 étages. La valeur de 1,5 m2 parfois citée
est donc très surestimée [Merlin, 1991, p. 294 ; Lefèvre
& Offner, 1990, p. 44]. Elle provient sans doute d'une confusion entre vélo
et deux-roues à moteur.
De plus, dans un
parking (pour voitures ou pour vélos) les accès doublent la surface
nécessaire. Or même en Hollande des parkings avec accès
spécifiques s'imposent beaucoup plus souvent pour les voitures que pour
les vélos que l'on casent facilement en grand nombre sur un trottoir
large.
Bref,
un vélo consomme à l'arrêt au minimum 8 fois moins d'espace
par personne qu'une voiture et dans les cas extrêmes jusqu'à 30
fois moins. Mais un autobus en centre-ville ou un piéton ne consomme
aucun espace à l'arrêt.
Consommation d'espace
en mouvement
Elle
peut être appréhendée en mesurant la consommation d'espace
x temps exprimée en une unité appropriée, le m2.h.
En
période de saturation de la voirie, on peut l'estimer ainsi :
Une
voiture en mouvement occupe environ 2 m2.h (soit par ex. une surface de 20 m
de long et 3 m de large divisée par 30 km/h).
En
tenant compte d'un taux d'occupation de la voiture en heure de pointe de 1,25,
la surface occupée par personne est de 1,6 m2.h (2 / 1,25).
Un
vélo en mouvement occupe environ 0,6 m2.h (par ex. une surface de 7 m
de long et 1,20 m de large divisée par 14 km/h).
Bref,
en mouvement un vélo consomme environ 2,5 fois moins d'espace par personne
qu'une voiture.
Pour
[Guieyesse & Marchand, 1988], p. 115, c'est 2,4 fois moins.
Ce
rapport assez faible s'explique par les distances à respecter entre les
véhicules.
Au
total, un cycliste consomme en moyenne 5 fois moins d'espace qu'un automobiliste
(conducteur ou passager).
Si
des moyens de stationnement élaborés sont proposés (parkings
souterrains pour les voitures, garde-cycles compacts pour les vélos),
ce chiffre peut être doublé, soit 10 fois moins d'espace.
De
même, si des garde-cycles compacts existent (c'est la règle en
Hollande), le cycliste ne consomme pas plus d'espace qu'une personne dans un
autobus sur voie réservée. Ce résultat dépend cependant
beaucoup des motifs de déplacement et de la fréquence des bus
sur la voie.
En
tous cas, on ne peut pas affirmer en parlant du vélo que "la consommation
d'espace-temps des deux-roues s'avère relativement importante" (Lefèvre
& Offner, 1990, p. 12) ou encore que, pour un déplacement radial
domicile-travail de 5 km intégrant le stationnement et ramené
au passager, une bicyclette consomme 9 fois plus de place qu'un autobus dans
la circulation (ADEME, 1994).
Fédération
des Usagers de la bicyclette : argumentaire
Contact : info@fubicy.org