Le bruit
Argumentaire vélo


Près de la moitié de la population française se dit gênée par le bruit généré par le trafic routier : volume et vitesse des véhicules (source : "enquête nuisances" de l'INRETS, 1986). Là encore, le vélo a un avantage évident. En outre, en contribuant à modérer la circulation , le vélo calme encore le trafic.

Les thèmes abordés


* Ces paragraphes sont une synthèse du livre vert édité par la CEE en 1996 et intitulé "La politique future de lutte contre le bruit"

** Ce paragraphe est une synthèse d'un document de l'association Union Française Contre les Nuisances Aériennes

Définition du bruit

Selon le Petit Larousse : 1 Ensemble des sons produits par une vibration, perceptibles par l'ouïe. 2 Ensemble des sons sans harmonie.

Le bruit est insidieux; il n'est pas perçu de le même façon par tous. La "tolérance" varie d'une personne à une autre.
C'est une émission sonore, non désirée, déplaisante et inattendue. C'est une intrusion dans la vie privée.

Selon le livre vert de la CEE, 20% de la population Européenne est exposée à un bruit diurne supérieur au niveau acceptable de 65 dB(A), et 40% à un niveau réellement gênant entre 50 et 65 db(A) (seuils définis par l'OMS).

Le bruit est le 5ème sujet de plainte concernant l'environnement local (après la circulation routière, la pollution de l'air, la dégradation des paysages, et les déchets). Le nombre de plaintes enregistrées concernant le bruit est en constante augmentation.

La mobilisation de la population face à une future source phonique est importante



Les origines du bruit

Elles sont multiples:

Le bruit peut être ponctuel et très intensif (exemple du passage d'un train, du décollage d'un avion), ou permanent (exemple de l'exposition au bruit en usine, ou près d'un périphérique, autoroute, ...).

Les seules statistiques nationales et européennes concernent le bruit lié aux transports.
19% de la population Européenne est exposée à des bruits dont l'origine est le transport routier des personnes et des marchandises,
2% est face aux bruits liés au trafic ferroviaire,
1 % est face aux bruits liés aux transports aériens.

Une politique volontaire de réduction du bruit a été engagée par la CEE, mais sans grand succès: le bénéfice de la réduction a été absorbée par l'augmentation de la circulation routière, et par l'émergence de nouveaux bruits tels que ceux générés par les pneumatiques (ils étaient en fait masqués par les autres bruits auparavant).



Les conséquences de l'exposition aux bruits

Même léger, le bruit perturbe. Il n'y pas accoutumance au bruit. Une source sonore supérieure à 35 dB(A) perturbe l'ensemble des stades du sommeil.
Une présence longue face au bruit perturbe le sommeil, donne des difficultés d'endormissement, provoque le stress et à fort niveau peut entraîner une perte de l'audition. Un seuil de 85 dB(A) sur une longue période peut provoquer des nausées, fatigue, maux de tête, ulcères et maux d'estomac. Ces troubles perdurent après l'exposition au bruit.
La surdité naturelle avec l'âge est accélérée en présence prolongée d'un bruit permanent.
L'organisme ne s'adapte pas au bruit, mais aux conséquences néfastes qu'il a générées. En fin le cycle peut se terminer avec des tranquillisants et des somnifères.
Plus le niveau du bruit est élevé, plus la communication est difficile, et les personnes sont obligées de crier pour se faire comprendre.

Pour en savoir plus (site Union Française Contre les Nuisances Aériennes)



Les évolutions

La loi du 31 décembre 1992 a permis le recensement des points noirs et a décidé leur suppression dans un délai de 10 ans après la publication de cette loi.
Par contre le seuil en deçà n'entre pas dans le cadre de cette loi. La gène est en augmentation suite à l'accroissement de la circulation routière, du doublement prévu du trafic routier des marchandises d'ici 2010, et à l'allongement des durées d'exposition au bruit (conséquence des flux tendus dans l'industrie, qui provoque ainsi une diminution des poses nocturnes).



Comment lutter contre le bruit des transports

La réduction du bruit des transports passe par :

- la généralisation de moyen de transport "doux" ( la marche, les deux roues et les transports en commun);
- la réduction des points noirs définis lors des recensements prévus dans le décret de loi n° 92-1444 du 31 décembre 1992;
- renforcer le voler "lutte contre le bruit" dans le cadre d'une charte municipale.;
- la réduction du flux automobile;
- la réduction de la vitesse (plus de zone 30 km/h);
- la création de barrières anti bruit (les périphériques Parisiens ont un niveau sonore supérieur à 801 dB(A) le jour et 76 dB(A) la nuit. Pour réduire le bruit, la mairie de Paris propose de couvrir les boulevards - source Nouvel Observateur du 18-24 février 1999);
- adopter une conduite souple: des démarrage "sauvages" peuvent générer un doublement du volume sonore;
- améliorer le couple pneu revêtement des routes;
- améliorer les véhicules en créant des écrans anti bruit - démarche longue, car le remplacement complet des véhicules en circulation peut s'étaler sur plus de 10 ans;

La problématique du bruit est complexe; certaines mesures semblent faciles à mettre en oeuvre; d'autres doivent s'inscrire dans un schéma à long terme.

Lire la position de l' Europeen Cyclist federation ++++



Le coût de la lutte contre le bruit

La CEE estime que le coût des nuisances se situe entre 0,1 et 0,2% du produit intérieur brut (PIB) de chaque état et celui de la prévention contre le bruit de l'ordre de 0,1% du PIB.
Le coût du bruit généré par les transports des personnes et des marchandises est estimé à 45 milliards d' € pour la CEE (base estimation de la CEE dans son livre vert intitulé "Vers une tarification équitable et efficace dans les transports" de 1995).

Pour la France, seulement 10% des points noirs recensés, et 20% des logements ont été traités. Pour terminer il faudrait dépenser plus de 1.430 millions de francs par an pendant 7 ans.



La façon de mesurer le bruit

Son unité de mesure est le décibel dB(A). Elle mesure l'amplitude moyenne des ondes sonores.
L'émission du bruit n'étant pas constante, on définit le niveau acoustique équivalent Leq qui correspond à une émission sonore en continu, qui aurait la même intensité que la source. Pour mesurer le bruit dans le immeuble, la mesure se fait en façade. Le Leq est la norme retenue pour mesurer l'exposition au bruit et définir le risque de traumatisme auditif.



Les décibels dB(A)

L'échelle est logarithmique: chaque unité correspond au double de l'unité juste inférieure. Passer de 30 dB(A) à 31 correspond en fait à doubler le volume du bruit.



Quelques niveaux de bruit

dB(A) Nature du bruit Gène

10

Laboratoire d'acoustique

Sans gène

20

Vent léger

Sans gène

30

Chambre à coucher

Sensation de calme

40

Bibliothèque, rue calme au milieu de la nuit

Sensation de calme

50

Chambre à coucher

Sensation de calme

60

Conversation

Supportable

70

Rue animée

Fatiguant

80

A l'intérieur d'une voiture

Fatiguant

90

Avenue à fort trafic

Difficilement supportable

100

Marteau piqueur

Insupportable

110
Bruit d'usine

Risques irrémédiables de surdité

120

Décollage d'un avion à réaction à plus de 300 m.

Douloureuse

140

Décollage d'un avion à réaction à 50 m.

Douloureuse



La CEE recommande qu'en 2000, le seuil de 85 dB(A) ne soit pas dépassé dans la journée.



Aspects législatifs

Limitation du seuil du bruit dans les nouvelles infrastructures à 60 dB(A) le jour et 55 dB(A) la nuit.

Texte intégral de la loi

La loi du 31 décembre 1992


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